Jour 15 — Dernier jour en Norvège : le pont, les cyclistes et la course contre la montre 🇳🇴

Jour 15 — Dernier jour en Norvège : le pont, les cyclistes et la course contre la montre 🇳🇴

Une dernière matinée au bord de la mer

Pour cette dernière matinée en Norvège, pas question de courir.

Notre avion ne décolle qu’à 15 h 40, l’aéroport se trouve à une trentaine de minutes de notre hôtel et nous devons rendre la voiture à 13 h 30.

Nous avons donc largement le temps de profiter une dernière fois de notre environnement. Après un dernier petit déjeuner à l’hôtel, nous décidons de partir explorer les environs.

Quelques plages. Des petites criques. Des rochers.

Et surtout un objectif qui nous trotte dans la tête depuis quelques jours :ramener quelques coquilles d’oursins pour tenter quelques bricolages à notre retour.

Mais avant de partir à leur recherche, une dernière contrainte nous attend. Notre Toyota affiche encore environ 30 % de batterie et le loueur nous demande de restituer le véhicule avec une charge complète.

Nous avons repéré une borne rapide à une dizaine de minutes. C’est donc notre premier objectif de la matinée.

Une dernière recharge norvégienne

Nous longeons la côte tranquillement. Puis apparaît devant nous un immense pont qui relie les deux rives. De l’autre côté se trouve notre station de recharge.

Une borne rapide est disponible. Et comme depuis le début de notre voyage…Pas de problème. Pas de file d’attente. Pas de borne occupée. Pas de stress.

Pour une première expérience en voiture électrique sur un aussi long road trip, nous aurons finalement été agréablement surpris.

La Norvège compte une proportion impressionnante de voitures électriques et dispose d’un réseau de recharge particulièrement développé.

Notre Toyota va donc pouvoir reprendre des forces pendant que nous allons profiter de cette dernière matinée.

À la recherche des oursins

Nous laissons la voiture branchée et descendons par une petite route vers le bord de mer.

Quelques minutes plus tard, nous trouvons de petites plages et des zones rocheuses.

L’endroit est tranquille.

Pas grand monde.

Nous avançons dans l’eau jusqu’aux mollets, à la recherche de nos fameux oursins.

Il n’y en a pas une quantité incroyable, mais suffisamment pour en trouver quelques-uns.

Nous faisons attention à ne pas trop prélever et récupérons majoritairement des coquilles vides, les oiseaux se délectent aussi à priori.

 

Le décor, lui, mérite largement le détour.

Nous profitons également de la proximité du pont pour faire quelques images avec le drone.

Une dernière petite séquence aérienne avant de ranger définitivement notre matériel.

Finalement, l’heure passe beaucoup plus vite que prévu.

Nous retournons vers la borne…

100 %.

Parfait.

Une dernière fois dans notre hôtel

Nous reprenons la voiture et revenons quelques kilomètres en arrière jusqu’à notre hôtel. Les valises sont déjà prêtes.

Nous chargeons tout dans le coffre et profitons encore quelques instants du lieu. 

Une dernière promenade sur le ponton. Une dernière vue sur la baie. Quelques oiseaux qui nourrissent leurs petits.

Nous rendons les clés vers midi. Et c’est là que notre dernière aventure norvégienne commence vraiment.

« Il faut partir maintenant ! »

Vers 12 h 30, l’hôtelière vient nous voir.

Son message est plutôt clair : il faut quitter les lieux rapidement.

Devant l’entrée, des personnes en gilet jaune commencent à installer de la rubalise.

Petit à petit, les accès à la route se ferment. 

Nous sautons dans la voiture, déjà chargée, et prenons la route.

Cette situation nous rappelle immédiatement une mésaventure vécue quelques jours plus tôt à Stavanger.

Notre hôtel nous avait alors indiqué de garer la voiture dans le parking souterrain avant 19 h 30.

Le lendemain matin, à 7 h, je m’étais retrouvé face à des barrières et une énorme pelleteuse prête à commencer les travaux juste devant la sortie du garage !

Heureusement, le chef de chantier avait compris notre situation et avait déplacé les barrières ainsi que la pelleteuse pour nous permettre de sortir.

Nous pensions donc avoir déjà donné avec les fermetures de routes improvisées.

Mais apparemment…

la Norvège avait décidé de nous offrir un dernier rappel avant notre départ.

 

Le pont fermé

Nous avançons. Il nous reste environ vingt minutes de route jusqu’à l’aéroport. Nous sommes encore largement dans les temps.

Mais quelque chose cloche. La circulation commence à ralentir. Une vingtaine de voitures sont arrêtées avant le rond-point qui précède le grand pont que nous avions justement traversé quelques heures auparavant.

Et lorsque nous arrivons au rond-point… la police bloque complètement la route. Nous essayons de comprendre. Puis de négocier. D’autres touristes ayant également le même avion à prendre viennent nous rejoindre dans la discussion.

Mais impossible. La réponse tombe : le passage est fermé pour une course cycliste. L’Arctic Race of Norway doit passer sur le pont.

Première question : « À quelle heure le pont rouvre ? » La réponse nous glace un peu. 15 heures. Notre avion décolle à 15 h 40. Et nous sommes encore de l’autre côté.

 

La course contre la montre

Nous expliquons que nous avons un avion. Que l’aéroport est à quelques kilomètres. Que nous avons une voiture de location à rendre. Mais rien n’y fait. Les policiers nous indiquent de faire demi-tour et de prendre la direction de Harstad. Un détour d’environ quarante minutes. Problème : il n’existe pas d’autre pont ou ferry permettant de rejoindre directement l’aéroport.

Nous sommes coincés. Il est environ 12 h 45. La course doit passer vers 14 h 40. Nous avons beau regarder les cartes, calculer les temps et chercher une alternative… Il n’y en a pas.

Nous nous rangeons donc derrière les autres voitures qui attendent.

Le groupe de six touristes avec qui nous avions discuté fait le même constat. Eux ont une correspondance moins problématique et décideront finalement de reporter leur vol à 17 h 25.

Pour nous, impossible. Notre correspondance à Oslo ne dure que 50 minutes. Il n’est donc pas question de manquer notre avion.

Nous appelons même la compagnie aérienne. Mais elle ne peut malheureusement rien faire. L’avion partira à l’heure.

Il faut donc maintenant attendre.

14 h 40…

Enfin, nous voyons les premiers cyclistes arriver. La course passe. Puis les véhicules officiels. Puis encore quelques voitures d’organisation.

Le rond-point doit être dégagé. Les barrières sont retirées. Et à 15 heures, nous pouvons enfin traverser le pont. Il nous reste environ quarante minutes avant le décollage. Mais vingt minutes de route seulement nous séparent de l’aéroport.

Sur le papier… c’est encore possible. Nous prenons la route. Impossible cependant de faire des miracles. Les routes sont sinueuses. Les limitations de vitesse sont là. Les dépassements sont compliqués. Nous faisons simplement au mieux.

Pendant ce temps, nous restons en contact avec la compagnie aérienne. Mais le message tombe : l’enregistrement des bagages est officiellement terminé. Il faudra négocier sur place.

15 h 20 : sprint final

Nous arrivons finalement à l’aéroport vers 15 h 20. La voiture est garée devant l’entrée, peu importe que l’emplacement soit normalement réservé aux taxis. Nous sortons en trombe. L’un de nous part déposer les clés au comptoir du loueur. L’autre fonce vers l’unique guichet d’accueil encore ouvert.

L’enregistrement est officiellement terminé. Personne ne nous attend. Nous expliquons notre situation. Quelques secondes suffisent pour comprendre l’urgence. La personne devant nous accepte de nous laisser passer, enfin nous nous imposons un peu.

Une employée arrive. Elle comprend la situation et accepte finalement d’enregistrer nos bagages. Mais nous devons signer une décharge concernant leur arrivée tardive éventuelle dans l’avion. Pas vraiment le moment de discuter. Nous signons. Les bagages sont pris.

Nous demandons tout de même si leur embarquement est encore possible. « Normalement, oui. » Nous filons au contrôle de sécurité. Passage express. Nous activons un peu tout le monde autour de nous.

Et quelques minutes plus tard… Nous arrivons devant notre porte d’embarquement. Nous sommes dans les temps.

Enfin… Juste. 

Vous le comprendrez, peu de photo pour vous sur cette partie de notre blog voyage, le sprint était intense…

Derniers kilomètres… dans les airs

Nous quittons finalement les Lofoten.

Avec tout ce stress, nous n’avons même pas eu le temps de penser au déjeuner.

Il est maintenant environ 16 heures. Nous grignoterons donc dans l’avion.

Le vol se déroule heureusement sans encombre.

Puis, à 17 h 25, nous retrouvons Oslo.

Nous pouvons même observer nos bagages depuis les grandes baies vitrées de l’aéroport.

Ils sont bien là. Soulagement. Mais il resterons sur le Tarmac ?

Dans l’avion !

Nous montons à bord à quelques minutes seulement de l’heure prévue du départ.

L’avion ne semble d’ailleurs pas très rempli.

Conséquence du blocage des routes ?

Simplement moins de voyageurs ?

Nous ne le saurons jamais.

Mais une chose est certaine :

nous sommes dedans.

Et c’est tout ce qui compte.

Nous avons encore un peu de temps pour passer dans une petite boutique souvenir avant de rejoindre notre correspondance.

Mais décidément, cette journée n’a pas fini de nous surprendre.

Notre vol suivant affiche déjà…

« Embarquement fermé » l’affichage de l’embarquement n’a pas pu être plus long que le quart d’heure passé en zone Duty Free !

Alors qu’il reste encore une vingtaine de minutes avant le départ.

Encore un petit sprint.

Nous arrivons devant l’avion alors que l’embarquement est presque terminé.

Mais cette fois, aucune mauvaise surprise.

Nous montons à bord.

Et en voyant l’avion, nous comprenons définitivement pourquoi nos bagages étaient restés sur le tarmac.

C’est le même appareil. Même avion. Même équipage.

Il avait simplement fait un aller-retour à Oslo avant de repartir vers Bâle.

Nous aurions presque pu rester tranquillement à notre place !

Retour en France

Le dernier vol se déroule sans encombre. Nous profitons même d’un petit repas à bord. Puis les lumières de la France apparaissent.

L’avion se pose à Bâle-Mulhouse avec même quelques minutes d’avance. Il est environ 20 h 30. Un peu plus de 21h15 le temps de récupérer les bagages et la voiture

Et le contraste est saisissant. La température est évidemment bien plus élevée qu’en Norvège. Mais ce qui nous frappe surtout…c’est la nuit.

Une vraie nuit noire.

Alors qu’il y a encore quelques jours, à la même heure, nous pouvions observer une lumière crépusculaire sur les Lofoten.

Ici, à 21 h 30, tout est sombre. 

Sur la route qui nous ramène chez nous, nous repensons à ces quinze jours. 

Les fjords. Les montagnes. Les cascades. Les villages de pêcheurs.

Les randonnées. Les nuits presque sans obscurité. Les ferries.

La voiture électrique. Les rencontres. Le saumon.

Le stockfish. Les plages blanches. Les Lofoten.

Et finalement cette dernière course contre la montre qui aura parfaitement conclu notre voyage.

❓ Une dernière devinette avant de refermer ce voyage…
Cette île vous rappelle-t-elle quelque chose ?

💡 Réponse : l’Australie 🇦🇺
Comme un petit bout d’Australie posé dans les eaux norvégiennes.

Un voyage un peu particulier pour nous puisque cette fois, nous sommes partis à deux, pour célébrer nos 20 ans de mariage.

Et après quinze jours de découverte, de marche, de route et de paysages grandioses…

Il est temps de rentrer.

La Norvège, elle, nous laissera certainement encore quelques envies de retour.

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