Ce matin, rien ne presse
Après la belle journée d’hier, le réveil à Solsiden Brygge, à Ballstad, se fait sans précipitation.
La météo nous rappelle rapidement que les Lofoten ne se visitent pas uniquement sous un ciel bleu. Pour le moment, ce n’est qu’un petit crachin. Mais les prévisions annoncent une dégradation dans la matinée avant une amélioration en cours d’après-midi.
Nous décidons donc de prendre notre temps.
Et puisque le petit-déjeuner est à la hauteur du dîner de la veille, autant en profiter pleinement.
Saumon, préparations salées, pains, fromages et douceurs sucrées… Nous faisons le plein d’énergie avant de partir.
Buksnes, première halte de la journée
En quittant Ballstad, nous faisons un premier arrêt à Buksnes kirke, une église que nous avions repérée la veille en passant.
Elle domine la petite ville de Gravdal, installée au bord du fjord.
Son architecture rouge et blanche tranche avec le vert des montagnes qui l’entourent.
Nous prenons quelques minutes pour l’observer avant de poursuivre notre route.
Nous voulions continuer directement vers Reine, où nous devons passer les prochaines nuits, puis profiter de la journée pour partir à la découverte de Kvalvika Beach et du Ryten.
Mais la météo nous pousse à réfléchir.
Si les prévisions ont raison, la situation devrait s’améliorer en milieu d’après-midi.
Alors pourquoi ne pas décaler la randonnée ?
Dimanche en Norvège : mauvaise idée pour les courses !
Comme nous sommes encore proches de Leknes, l’une des principales villes des Lofoten, une idée nous vient rapidement. Faire quelques courses.
Les prochains jours seront différents puisque nous allons quitter les hébergements classiques pour nous installer dans un rorbuer, ces anciennes cabanes de pêcheurs typiques de l’archipel. Un peu de ravitaillement pour les petits-déjeuners serait donc bienvenu.
Nous arrivons à Leknes… Et c’est là que le calendrier nous rattrape. Nous sommes dimanche. En vacances, nous avions quelque peu perdu la notion des jours.
Les rues sont calmes. Les commerces fermés. Et notre mission courses tombe rapidement à l’eau. Nous n’avons plus qu’à continuer notre route.
Direction le sud des Lofoten
Nous reprenons la route en direction de Reine.
Les paysages deviennent progressivement plus spectaculaires.
Un arrêt au point de vue de Lofotruna nous permet d’admirer les différentes baies qui découpent la côte.
Plus loin, du côté de Nappskaret, les montagnes et les bras de mer se succèdent. Puis nous arrivons vers Kilan.
Une petite accalmie se présente. Le ciel se dégage suffisamment pour nous permettre de faire décoller rapidement le drone.
Quelques minutes de répit dans cette météo décidément changeante.
Nous en profitons. Puis les nuages reviennent.
Flakstad et Ramberg
Nous poursuivons vers Flakstad. Son église rouge et blanche attire immédiatement notre attention.
Un peu plus loin, nous retrouvons l’une de ces plages qui donnent aux Lofoten leur réputation de paradis nordique. Ramberg Beach.
Du sable blanc. Une eau turquoise. Des montagnes en toile de fond. Le paysage semble presque irréel.
Mais aujourd’hui, impossible de profiter longtemps de la plage. La pluie nous rattrape.
Nous bifurquons alors en direction de notre randonnée.
Kvalvika, même sous la pluie
En traversant les Flakstadbrua, nous arrivons finalement au point de départ.
Il est maintenant proche de midi.
La météo est loin de s’être améliorée.
Au contraire.
La pluie tombe désormais franchement.
Mais nous sommes là.
Et quelques autres randonneurs semblent partager notre philosophie.
Alors…
Nous nous équipons.
Veste imperméable.
Surpantalon.
Chaussures adaptées.
Et c’est parti.
Le début du sentier traverse une zone humide.
Très humide. Le terme de marais serait probablement plus approprié.
Un étroit chemin de planches en bois permet de progresser au-dessus de cette tourbière détrempée.
L’eau ruisselle de partout. Chaque pas doit être posé avec précaution.
Puis le sentier commence à monter.
Progressivement d’abord. Avant de devenir plus accidenté.
Il faut parfois utiliser les mains pour progresser, mais aucune difficulté majeure ne nous arrête.
La pluie, en revanche, transforme rapidement le terrain. La roche devient glissante. La terre se transforme en boue.
Et la visibilité diminue progressivement.
Mais nous continuons.