Jour 13 — Une journée entre pluie, artisanat et saveurs des Lofoten 🇳🇴

Jour 13 — Une journée entre pluie, artisanat et saveurs des Lofoten 🇳🇴

Une matinée au rythme de la pluie

Comme annoncé par la météo locale, à 7 heures, le réveil se fait avec la pluie.

Une vraie pluie cette fois, pas simplement le petit crachin des jours précédents.

Les prévisions annoncent pourtant une amélioration vers 9 ou 10 heures.

Alors, pour une fois…

Nous restons au lit.

Après des journées qui commencent généralement tôt et se terminent rarement avant minuit, cette pause n’est finalement pas désagréable.

Pour ma part, j’en profite même pour avancer dans l’écriture de ce blog.

J’ai pris un peu de retard.

Mais il faut dire que nous avons une bonne excuse : nos journées sont tellement longues que chaque soir, l’envie de profiter encore un peu du voyage l’emporte souvent sur celle de s’installer devant l’ordinateur.

Et puis, écrire face à la mer, avec cette montagne rocheuse juste devant nous…

Il y a pire comme bureau.

Le petit-déjeuner prend lui aussi son temps.

Pas de départ précipité aujourd’hui.

Nous profitons simplement de ce moment tranquille.

Les heures passent.

Mais la météo, elle, n’a visiblement pas reçu le message annonçant son amélioration.

La pluie est toujours là.

Une matinée entre deux averses à Reine

Nous décidons finalement de mettre à profit ce temps pour recharger la voiture.

Direction Reine.

La voiture branchée, nous partons nous promener sur le port.

La digue.

Les bateaux.

Les séchoirs à poissons.

Tout cela entre deux averses, avec parfois quelques passages franchement humides.

Nous avançons tranquillement jusqu’au phare.

Au large, les bateaux vont et viennent.

Et puis un détail attire notre attention.

Un bateau passe devant nous avec…

un pavillon français.

Nous le saluons.

Et lui aussi nous répond.

Un petit moment sympathique qui nous rappelle qu’à plusieurs milliers de kilomètres de chez nous, on finit toujours par croiser quelqu’un avec qui partager un petit signe.

Un fish & chips pour patienter

La pluie ne semblant toujours pas vouloir nous laisser tranquilles, nous irons dans le petit restaurant que nous avions vu quelques jours auparavant.

Cette fois, pas besoin de chercher longtemps.

Nous partagerons un bon fish & chips.

Le ventre bien rempli…

Et la voiture désormais bien chargée…

Nous pouvons reprendre la route.

Notre prochaine étape est un petit village que nous avions volontairement laissé de côté quelques jours auparavant.

Sund.

Sund, petit village et grand bric-à-brac

Sund n’est pas très grand.

Mais il possède un petit musée qui semble parfaitement adapté à cette journée maussade.

Nous arrivons avec l’espoir que le ciel finisse peut-être par s’ouvrir.

Dans ce cas, nous pourrions même profiter d’une petite randonnée côtière.

Mais pour le moment, direction le musée.

Et quelle surprise !

Le lieu est petit, mais particulièrement original.

On y trouve notamment un ancien forgeron qui continue à pratiquer son métier de manière traditionnelle.

Nous avons la chance de le voir travailler.

Le feu.

L’enclume.

Les outils.

Et surtout cette façon de transformer un simple morceau de métal en objet.

Il fabriquera même une petite statuette en forme d’oiseau.

Mais ce n’est pas tout.

Le reste du musée est constitué d’un ensemble de vieux bâtiments remplis d’objets.

Dans l’un d’eux, d’anciens moteurs de bateaux, dont un qui fonctionne encore.

Dans un autre, du matériel de navigation.

Des bateaux en bois.

Des objets de la vie quotidienne.

Des vêtements traditionnels.

Une vieille machine à coudre.

Et même un piano mécanique sur lequel les visiteurs peuvent essayer de jouer.

Bref…

Un immense bric-à-brac.

Une sorte de brocante géante où chaque objet semble avoir sa propre histoire.

 

Un cadeau de la mer

Avant de repartir, nous discutons avec la personne à l’accueil.

Il s’occupe un peu de tout ici : l’entrée, l’accueil, le fonctionnement du musée…

Mais il prend surtout le temps de nous faire découvrir quelque chose que nous n’avions pas encore vu. Les oursins qui vivent dans le petit port. Il nous explique qu’il y en a beaucoup. Même trop, selon les habitants du secteur.

Il nous montre alors comment en récupérer un depuis son bateau. Une petite perche. Quelques gestes. Et nous voilà avec notre premier oursin.

Ils sont magnifiques. Verts. Orange. Parfois violets. 

Une fois nettoyées, les coquilles peuvent même être utilisées comme objets décoratifs. Certains les remplissent de plâtre pour y installer une petite bougie. D’autres les utilisent simplement avec un éclairage à l’intérieur. La lumière traverse alors leur coquille fine et fragile et leur donne un aspect absolument magnifique.

Évidemment, une idée nous traverse immédiatement l’esprit : et si nous en ramenions un ? Nous verrons bien s’il survivra au voyage dans la valise.

Mais avant de penser décoration…

Il faut d’abord le vider.

Et surtout…le goûter.

Cours particulier d’ouverture d’oursin

De retour dans notre logement, la pluie continue.

Nous appelons donc un spécialiste des fruits de mer pour essayer de comprendre comment ouvrir correctement notre nouvel arrivant.

Un véritable petit cours à distance.

Après quelques explications, nous nous lançons.

L’ouverture n’est pas forcément très élégante.

Mais nous finissons par atteindre ce qui nous intéresse.

Nous goûtons.

Et là…

Le goût est particulièrement puissant.

Très iodé.

Beaucoup plus intense que ce que nous imaginions.

Une petite découverte culinaire supplémentaire de ce voyage.

La coquille, elle, est mise de côté.

Si elle survit à la valise, elle connaîtra peut-être une deuxième vie à la maison.

Ce soir, nous mangeons local

La pluie étant toujours bien présente, nous retournons tranquillement au logement. Un peu de rangement. Un peu de repos.

Puis vient l’heure de notre réservation. Ce soir, nous avons choisi une adresse réputée de Reine.

Un restaurant où il est préférable de réserver suffisamment tôt.

Nous l’avions compris quelques jours auparavant : même en réservant seulement deux jours à l’avance, nous avions déjà eu du mal à trouver une table. Finalement, il ne restait qu’un créneau. 18 heures.

Nous avons donc adapté notre programme.

Et ce soir, nous allons goûter à une cuisine bien différente de celle que nous pouvons trouver habituellement en France.

De la baleine dans l’assiette

Pour commencer, nous choisissons un carpaccio de baleine.

Un plat qui peut évidemment surprendre, voire choquer lorsque l’on vient de France.

Mais la consommation de viande de baleine existe encore en Norvège et sa pêche est réglementée.

La chasse commerciale norvégienne concerne principalement le rorqual commun, avec un quota annuel fixé par les autorités. La Norvège affirme par ailleurs que cette activité ne concerne pas les espèces considérées comme menacées.

Une fois cette particularité culturelle expliquée, nous pouvons surtout nous concentrer sur l’expérience.

La viande est sombre, très tendre et possède une saveur assez particulière.

Une découverte qui restera évidemment parmi les plus atypiques de notre voyage.

Du renne pour continuer

Pour le plat principal, nous restons dans la découverte de la cuisine locale.

Cette fois, ce sera du renne.

Un steak tendre, goûteux, mais finalement moins puissant que certains gibiers que nous avons l’habitude de manger en France.

Une belle surprise.

Et surtout une nouvelle façon de découvrir le territoire à travers sa gastronomie.

Car finalement, voyager, ce n’est pas seulement visiter des paysages.

C’est aussi goûter ce que les habitants ont l’habitude de manger.

Une soirée bien tranquille

Après ce bon repas, nous rentrons tranquillement dans notre rorbuer. Comme souvent, nous terminons la soirée avec notre petit rituel : un dessert, un thé et un peu de calme.

Les desserts norvégiens sont parfois excellents, mais nous ne trouvons pas forcément une différence énorme avec ce que nous pouvons trouver chez nous. En revanche, le prix de l’alimentation en Norvège est nettement plus élevé qu’en France.

Alors nous préférons réserver notre budget restaurant aux entrées et aux plats qui permettent réellement de découvrir les produits locaux.

Ce soir, la météo nous offre une deuxième soirée tranquille depuis le début du voyage.

Un petit film.

Bien installés dans notre lit.

La pluie qui continue de tomber dehors.

Et finalement…

Ce n’est pas si mal.

En presque deux semaines de voyage, nous avons tout de même été particulièrement chanceux avec la météo.

Alors deux soirées un peu plus calmes ne sont certainement pas un problème.

Au contraire.

Elles nous permettent de souffler un peu avant de repartir à l’assaut des Lofoten.

Et demain…

Nous verrons bien ce que le ciel nous réserve.

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