Jour 6 – La Canée, entre histoire vénitienne et douceur de vivre.

Jour 6 – La Canée, entre histoire vénitienne et douceur de vivre.

Après une nuit réparatrice dans notre belle maison de ville, nous nous réveillons au cœur de La Canée, dernière grande étape de notre périple crétois. Le contraste est saisissant après les gorges, la mer et les sentiers sauvages : ici, la vie urbaine reprend ses droits, mais toujours avec cette douceur méditerranéenne qui caractérise la Crète.

Nous prenons le temps de savourer le petit-déjeuner à la maison, fenêtres ouvertes sur la rue encore calme. Puis sacs légers sur le dos, nous partons à pied à la découverte de la ville. La Canée se visite parfaitement ainsi, en flânant, en se laissant guider par les ruelles.

Très vite, nous rejoignons le port vénitien, véritable carte postale de la ville. Les façades colorées se reflètent dans l’eau, les barques sont doucement amarrées et le phare, emblème de La Canée, veille sur l’entrée du port. Malgré la saison qui démarre à peine, l’ambiance est déjà bien vivante sans être oppressante.

Nous nous perdons volontairement dans le quartier historique, entre influences vénitiennes, ottomanes et grecques. Ici, une ancienne mosquée transformée en lieu culturel, là une église orthodoxe discrète nichée au détour d’une ruelle. Les petites boutiques d’artisanat, les ateliers de cuir et les échoppes d’épices donnent à la ville un charme authentique, loin des grandes zones touristiques standardisées.

En poursuivant notre chemin, nous passons par Talos Square, plus moderne et animée, avant de rejoindre le musée maritime, installé à proximité de la forteresse de Firka. Ce secteur rappelle l’importance stratégique et maritime de La Canée à travers les siècles. Les remparts, les bâtiments de pierre et la vue sur la mer renforcent ce sentiment d’histoire omniprésente.

Nous continuons ensuite vers le vieux marché, encore animé malgré l’heure avancée. Les étals, les odeurs d’épices, de fromage et d’huile d’olive nous plongent dans le quotidien des habitants. La Canée ne se visite pas seulement, elle se vit.

À l’heure du déjeuner, nous faisons le choix de nous éloigner légèrement des zones les plus touristiques. Nous trouvons un petit restaurant à l’ambiance très locale, où la cuisine est installée en plein centre de la salle. Ici, tout se voit : les cuisiniers s’activent, les plats s’enchaînent, et les habitués discutent autour des tables. Au menu : poisson frit et spaghetti aux fruits de mer, simples mais parfaitement exécutés. Une adresse authentique, sans artifices, où l’on mange extrêmement bien.

L’après-midi se poursuit tranquillement, au rythme des ruelles et des pauses improvisées. La ville est agréable, vivante, mais encore préservée en ce début de saison. Nous prenons le temps, sans objectif précis, profitant simplement de l’atmosphère.

En soirée, nous retournons vers le centre vénitien pour notre dîner. Cette fois, changement d’ambiance : une terrasse au bord de l’eau, face au port illuminé. Nous optons pour un assortiment de viandes et de sauces, suivi d’un dessert qui conclut parfaitement le repas. Le cadre, la douceur du soir et les reflets des lumières sur l’eau rendent ce moment particulièrement agréable.

Nous regagnons notre logement à pied, des images plein la tête. La Canée nous aura offert une journée complète, équilibrée entre histoire, vie locale et plaisirs culinaires. Une belle manière de clôturer les découvertes avant notre dernier jour en Crète.

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